Agri49
Accueil > Actualités

#FdseaJaTour : salle comble pour la journée laitière

Aurélien Teneze
Le 16/11/2018 à 09:19 I Soyez le 1er à déposer un commentaire
Envoyer à un ami I Imprimer cet article
#FdseaJaTour : salle comble pour la journée laitière
©agri49

LA FDSEA et les JA ont organisé une journée laitière sur la thématique « Produire du lait demain ? Les défis à relever pour la résilience de nos exploitations ».

160 personnes s’étaient données rendez-vous dans l’amphithéâtre du campus de Pouillé ce mardi 13 novembre. « Nous avons voulu organiser un évènement pour réunir les producteurs de lait du département et leur apporter des pistes pour l’avenir de leurs entreprises. Nous n’avons pas la prétention d’apporter toutes les réponses, mais de fournir des éléments à la réflexion » a introduit Frédéric Vincent, Président de la fédération départementale laitière. 

Des mouvements conjoncturels déconnectés des tendances de long terme

Pour Benoit Rouyer, directeur économie et territoires au Cniel, « une des difficultés sur les marchés laitiers est de faire le tri entre le structurel et l’éphémère. L’imprévisibilité des marchés n’épargne pas les produits laitiers ». Les perspectives à long terme sont bonnes pour les produits laitiers mais avec une vraie difficulté sur la gestion de la volatilité, à la fois des cotations des produits laitiers et donc du prix du lait et des cotations des intrants. Autre point préoccupant selon Benoît Rouyer, « la filière ne rémunère pas justement ses producteurs ». C’est tout l’objet des travaux engagés à l’interprofession.

Le revenu des producteurs de lait au cœur de l’action de la FNPL

« 1 litre de lait sur 2 va changer de main dans les sept années qui viennent » annonce André Bonnard, secrétaire général de la FNPL, « ou pas, si la rentabilité de l’élevage laitier ne s’améliore pas. C’est notre urgence et la transmission des exploitations est un enjeux immédiat » rappelle-t-il. Pour la FNPL, il faudra limiter la volatilité pour le producteur par le marché intérieur (l’objet des Etats généraux de l’alimentation) et sur le marché mondial (l’objet des marchés à terme et d’autres dispositifs qui restent à expertiser). « La FNPL travaille pour mettre le revenu des producteurs au centre d’une négociation commerciale plus transparente et plus équitable, par des indicateurs de prix de revient et de coûts de production, des guides de bonnes pratiques contractuels, des accords cadre à disposition des organisations de producteurs… » rappelle-t-il. « Aujourd’hui le point central est la répartition de la valeur plus que la création de valeur. La valeur est déjà créée, il suffit juste de mieux la répartir. C’est tout l’objet du travail syndical dans le plan de filière » conclut Frédéric Vincent, Président de la FDL.

Cap2’ER : un diagnostic environnemental au service de l’économie

La contribution de l’élevage au réchauffement climatique, et plus généralement ses impacts sur l’environnement, étant un enjeux conséquent pour les filières bovines, l’institut de l’élevage a développé le CAP’2ER, « un outil d’évaluation et d’aide à la décision certifié pour mesurer sa durabilité, se comparer et construire un plan d’action adapté. Il mesure les impacts de l’élevage sur l’environnement mais aussi les contributions positives par le stockage de carbone, le maintien de la biodiversité et la performance nourricière (nombre de personnes que nourrit l’exploitation qui fait le diagnostic » précise Camille Servans, chargée de mission filière laitière à la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire. Frédéric Robert, éleveur laitier à Angrie, témoignait suite au diagnostic qu’il a réalisé sur la campagne 2015-2016 : « J’ai fait ce diagnostic pour prendre du recul sur ma stratégie, me situer sur mes pratiques, et pouvoir communiquer positivement sur mon exploitation ».

Installation des jeunes : un défi pour le renouvellement de génération

Une enquête a été réalisée par des étudiants de l’ESA d’Angers sur l’attractivité et les attentes des jeunes vis-à-vis du métier d’éleveur laitier. Selon Silvère Gélineau, conseiller à la chambre d’agriculture, « les jeunes sont motivés par la passion du métier, la fierté de produire, la diversité du métier et la gestion d’une entreprise, mais identifient aussi des freins qui sont notamment le montant des investissements, la conjoncture laitière et la charge administrative ». « Une transmission qui se passe bien est une transmission qui se prépare longtemps à l’avance » assure Jean-Pierre Rabouan, ancien agriculteur à Vernantes, qui a témoigné sur la cession de son exploitation à Freddy Redcent, nouvel installé depuis 2013. « Je voulais absolument transmettre mon exploitation pour qu’elle se pérénise dans le temps, j’ai donc fait le choix de maintenir un outil viable jusqu’à mon départ en le confortant par des opportunités de foncier et en continuant d’investir pour avoir du matériel performant, améliorer les conditions de travail ». « L’anticipation et les investissements fait par le cédant m’ont permis de m’installer sur un outil de travail prêt à produire ce qui est essentiel pour une bonne installation » se félicite Freddy Redcent.

Ils ont dit :

Benoit Rouyer : « les allégations éthiques et naturelles se développent de manière exponentielle sur les produits laitiers au niveau mondial. Elles apparaissent sur un produit laitier sur cinq aujourd’hui alors qu’elles étaient inexistantes il y a 10 ans. »

André Bonnard : « le prix de revient moyen des exploitations laitières françaises conventionnelles calculé par l’interprofession atteint 396 euros/1000 litres toutes primes confondues. Il prend en compte la rémunération des producteurs de lait à hauteur de deux smic, car c’est bien là l’enjeu. Il faut maintenant qu’industriels et distributeurs prennent cette base dans leurs négociations commerciales »

Camille Servans : « les fermes laitières performantes en empreinte carbone ont une meilleure performance économique : les ateliers laitiers les plus performants ont une marge brute supérieure de 30€/1000L aux ateliers les moins performants sur le critère des émissions brutes de carbone par litre de lait. Une différence principalement due aux charges opérationnelles. »

 

   

Ecrire un commentaire



Nom :
Prénom :
Titre :
Commentaire :
E-mail :
(Votre mail ne sera pas visible.)
Captcha :
En validant, j'accepte la charte et que mon commentaire soit publié dans Agri49.fr
DERNIERES NEWS

Vidéo de la semaine

Interview de Bernard Bellanger
938
météo
DÉCOUVREZ
NOS PARTENAIRES
>
|
Cliquez ici pour quitter

CONNEXION

Adresse mail et/ou Mot de passe incorrect(s).

Mot de passe oublié...

Entrez votre adresse mail, un message vous sera envoyé pour vos identifiants.

Un mail vous a été envoyé.
Vous y trouverez votre mot de passe.
RSS twitter Dailymotion

La question de la semaine

Comment trouvez-vous ce nouveau site ?

Vous avez déjà répondu à cette question.
Une nouvelle question la semaine prochaine.
Merci
Agri49

Agri49
14 Avenue Jean Joxé
49100 Angers
Téléphone : 02 41 96 76 29