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Porc : tensions entre Cooperl et Inaporc sur fond d’équarrissage

Aurélien Teneze
Le 01/07/2021 à 11:53 I Soyez le 1er à déposer un commentaire
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Porc : tensions entre Cooperl et Inaporc sur fond d’équarrissage

Cooperl a fait connaître son intention de quitter, début 2022, le dispositif collectif d’équarrissage (ATM)

Le Groupe Cooperl a décidé de suspendre le versement des cotisations à Inaporc*, et a fait connaître son intention de quitter, début 2022, le dispositif collectif d’équarrissage (ATM) pour les éleveurs. Alors que le groupe campe sur ses positions, le conseil d’administration d’Inaporc a décidé de garantir le fonctionnement et la répartition des coûts de l’équarrissage en rendant obligatoire, à compter du 1er janvier 2022, les cotisations ATM (Animaux Trouvés Morts) à travers une CVO. Cette décision a été prise au moment où s’ouvrent les négociations du marché de l’équarrissage pour les années à venir. Ces cotisations ont vocation à s’appliquer à tous les éleveurs et aux distributeurs, ces derniers assurant le financement de 80 % du coût total. 

La Cooperl s’explique

Dans une lettre ouverte adressée au ministre de l’agriculture le 28 juin, la coopérative bretonne explique les raisons de son choix et exhorte Julien Denormandie à ne pas étendre la contribution volontaire qui finance le système d’équarrissage actuel en une cotisation volontaire obligatoire.  Ainsi, Cooperl explique vouloir gérer « directement, avec les prestataires habituels, son système d’équarrissage aussi bien pour ses adhérents que pour ses outils industriels. ». La coopérative met en avant « un ensemble parfaitement maîtrisé sur le plan sanitaire et parfaitement tracé. Notre expérience réussie en Chine nous a appris que la compartimentation représente la seule solution véritablement crédible pour se protéger de la FPA (Fièvre Porcine Africaine) et susceptible de rassurer nos clients importateurs, de Chine notamment ». Mais au-delà de ça, Cooperl vise la valorisation de ce gisement que représente l’équarissage : « Les animaux trouvés morts en ferme sont la propriété des éleveurs et un gisement potentiel de valorisation forte tant sous forme de protéines que de graisse animale. Les bénéfices doivent désormais en être restitués aux agriculteurs français, plutôt qu’à des tiers qui, pour certains, sont à capitaux étrangers. Cette valorisation va revêtir un caractère crucial dans les années à venir, la filière porcine devant au plus vite décarboner sa production. Il serait inéquitable et totalement inacceptable que l’économie carbone liée aux co-produits porcins ne bénéficie pas aux éleveurs français et soit captée par des acteurs qui ne prennent pas le risque de l’élevage ». Ainsi, Cooperl explique que les sociétés d’équarrissage qui opèrent sur le marché français assureront donc, pour Cooperl, un service de collecte et de traitement des animaux trouvés morts, « avec un principe de rétrocession des co-produits qui seront valorisés par la coopérative des éleveurs ». 

Les CRP de l’Ouest appellent au dialogue

Du côté des comités régionaux porcins de Bretagne et Pays de la Loire, on cherche tend toujours la main à la Cooperl. « La porte aux discussions est toujours ouverte pour Cooperl » indiquent-ils dans un communiqué du 23 juin, tout en notant que « la filière porcine française ne peut être prise en otage par l’actuelle guerre agro-industrielle ». Ainsi les CRP de L’Ouest proposent de « mettre sur la table tous les dossiers d’enjeux stratégiques et collectifs », et en particulier la promotion du porc français sur le marché national et international, la création de l’AOP Porc Grand Ouest, la surcapacité d’abattage et l’équilibre de l’emploi sur le territoire, et bien sûr l’avenir de l’équarrissage. « Les CRP de l'Ouest jouent depuis plusieurs semaines les facilitateurs pour que s’engagent les discussions entre COOPERL et les différentes instances. L’ambition des CRP de l’Ouest est d’encourager le dialogue, de conforter le collectif des éleveurs, gouverné par les éleveurs, pour les éleveurs, quel que soit leur mode d’Organisation de Producteurs. Les CRP de l’Ouest sont attachés à la définition d’un prix de base collectif de référence, à des grilles collectives de valorisation de la qualité pour tous les éleveurs, à la segmentation lorsqu’elle crée de la valeur pour les éleveurs. La force du collectif se mesure souvent dans les moments difficiles : la filière porcine allemande est pilotée depuis longtemps par des industriels en recherche d’opportunité à court et moyen terme et ceci en dehors de tout collectif solide impliquant les éleveurs. Elle est aujourd’hui en pleine tempête, en difficulté pour s’organiser face aux défis à relever. Ce n’est pas un exemple à suivre ». concluent-ils.

 

   

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